Rio l'exubérante : du 23/06/10 au 27/06/10

Brazil, Brésil le 27/06/2010

 

Nous arrivons en milieu de journée et décidons de chercher un logement à Botafogo, bien situé et proche du centre de Rio, ainsi que des plages, du Christ et du Pain de Sucre. Les cariocas (habitants de Rio) jouissent d'un cadre de vie spectaculaire : succession de baies, plages à perte de vue et de nombreux morros (collines pointues), c'est d'ailleurs sur celles-ci que s'accrochent de nombreuses favelas.

Le prix des auberges nous fait pleurer, le moindre lit en dortoir est exhorbitant, les doubles oublions. Heureusement, nous faisons la connaissance de Marcelo qui travaille à l'accueil d'une auberge. Sa mère loue un appart pour pas trop cher et bien situé, nous optons donc pour cette solution. Celui-ci est un peu miteux (quelques cafards et eau chaude peu constante) mais on fait une belle économie. De plus, Marcelo est super cool et nous propose de nous faire découvrir Rio, notamment le quartier de Lapa quand on voudra.

Après une nuit à chasser les cafards (je rigole!), on attaque la découverte du centre ville de Rio. Situés juste à côté du métro, c'est facile et rapide. On arpente les rues qui jadis devaient être superbes mais paraissent aujourd'hui un peu défraîchies. Les rue sont colorées, encore plus avec la coupe du monde. Le parc central retient notre attention, des centaines de chats accueillent les promeneurs à l'entrée. Ce ne sont pas les seuls habitants, des agoutis jouent entre les massifs. Ensuite, nous gagnons le Bonde, antique tramway en bois, qui passe l'aqueduc de Carioca, il relie le centre ville au quartier de Santa Teresa. On s'entasse dans les petits wagons et c'est parti, ça secoue un bout. Nous prenons de la hauteur et pouvons profiter de la vue sur la ville. Pause déjeuner ensoleillée, puis nous redescend à pied au quartier de Lapa composé de petites ruelles, d'escaliers où vit une population assez pauvre. C'est pourtant un haut lieu de la vie nocturne en tous genres : fête, prostitution, travestis... En flânant, on découvre un magnifique escalier recouvert de carreaux de céramique du monde entier, ça égaille le quartier.

De retour à Botafogo, Marcelo nous présente sa copine et nous invite à sortir le lendemain soir à Lapa.

Parlons du petit déj. Ici pas de sucré que du salé et bien engraissé : salgado par-ci, salgado par-là, rempli de fromage, de jambon, de poulet, bon mais pas très équilibré à long terme!

Vendredi, le Brésil joue aujourd'hui. Pour l'occasion un écran géant a été installé à Copacabana. Maillots de bain enfilés, nous nous dirigeons donc vers la célèbre plage de Rio. Elle grouille de monde, il fait très chaud et la mer nous tend les bras. Les strings brésiliens sont de sortie. C'est vrai que ça met en valeur quand c'est bien porté, mais malheureusement pour moi, je crois que les salgados sont passés par-là! Pour certaines, on cherche même le string étouffé par les kilos en trop. Rio, capitale de la chirurgie esthétique??? La plage est délimitée par des collines arborées, c'est chouette. Après une petite baignade, on rejoint Ipanema en parcourant les 4,5 km de plage de Copa.

Au fait, si vous ne sortez pas vêtu d'or de la tête aux pieds et tard dans la soirée, vous ne vous sentez pas en insécurité.

Retour à l'appart, on se prépare pour notre soirée à Lapa. Une fois sur place ça grouille encore. Milieu riche de la nuit de Rio, on se fond dans la foule, caipirinha à la main. Des travestis envahissent la rue à la recherche de partenaires nocturnes, les cariocas se retrouvent ici pour déguster la bière, discuter et changer d'air. D'après Marcelo le quartier a bien changé, beaucoup plus de policiers pour sécuriser un peu plus les lieux. On s'installe dans un bar avec billards où les filles nous ridiculisent en nous battant 2 à 0. Allez, il faut rentrer, nos petits parents arrivent le lendemain et Marcelo doit travailler. Un bras me retient, un grand travesti me glisse des mots doux dans l'oreille, rien d'affolant on est à Lapa. Partons vite!

Samedi, ça y est ils arrivent : la famille Masset, père et mère, franchissent la sortie de l'aéroport. On logera tous les quatre dans le petit dortoir d'une auberge de jeunesse. On s'installe tranquillement, donnons des nouvelles à Nono (ma soeur), qui est restée en France. Le soir, on leur fait découvrir les très enrichissants salgados, puis repos pour l'attaque du centre ville le lendemain.

Dimanche, après un petit déj sucré-salé copieux, on prend le métro direction le centre. C'est bien tranquille, ça nous change complètement par rapport à jeudi, mes parents apprécient. Le parc aux chats et aux agoutis leur plaît, ainsi que l'escalier coloré de Lapa. On se croirait à Concremiers tellement c'est calme. On prend le Bonde pour apprécier la vue depuis Santa Teresa, bien sympa. Quand le wagon est plein, les cariocas s'accrochent aux rampes extérieures. L'après-midi, comme le soleil est au rendez-vous, nous prenons nos maillots et filons à Copacabana. Faire très attention, la mer est déchaînée, Marion et Cathy se trempent juste les pieds, tandis qu'avec le père on décide d'affronter les vagues. Un vrai défi, on se fait faucher plusieurs fois, on roule dans les vagues, on avale quelques gorgées d'eau salée, c'est marrant mais vite usant. On rejoint la plage d'Ipanema à pied et le lac artificiel, puis on rentre au camp de base, bien fatigués mais avec quelques couleurs en plus.

Lundi, dernier jour à Rio. On part à l'assault du Christ rédempteur du Corcovado : 8 mètres de haut et 700 tonnes! Il domine Rio perché à 704 mètres, nous on jouit du paysage à 360 degrés, on visualise les quartiers visités les jours précédents. La chance est avec nous, car en début de matinée, les nuages étaient très nombreux obstruant la vue, mais grâce à la légère brise du large voilà le soleil. C'est très touristique mais ça vaut le coup d'oeil, on se rend compte qu'on est vraiment petits face à cet environnement exubérant. Photos dans l'appareil, on décide d'aller se promener dans le parc aux alentours, là on ne trouve aucun accès piétons donc on rebrousse chemin. On se console avec le jardin botanique, petit poumon vert de 140 hectares. Il y fait frais au milieu de ces grands arbres (palmiers, ficus...). C'est calme et on s'y sent bien. En flânant dans les allées, on observe des toucans noirs au bec rouge-orangé, des petits singes et de nombreux oiseaux. Ma mère est ravie par la collection d'orchidées, elles sont toutes plus belles les unes que les autres. En ce lundi pas facile de déjeuner, encore un match du Brésil, on mange sur le pouce et partons à la rencontre de l'autre point phare de Rio, le Pain de Sucre. Autre point de vue extraordinaire, celui-ci est orienté sur la ville de Rio en direction du Christ. On y parvient en téléphérique, mais pour nous ça ne sera pas le cas. Une fois sur place une vaste queue nous stoppe direct : un écran géant a été installé pour la demi-finale Brésil / Pays-Bas. De plus le temps est nuageux, diminuant considérablement la visibilité sur Rio. Nous renonçons donc. Un petit sentier longe la mer aux pieds du Pain de Sucre, c'est très agréable, les pêcheurs sortent quelques soles d'une eau limpide. De notre côté, nous retrouvons encore ces petits singes friands de bananes et mandarines offertes pas les habitués. Puis, nous rentrons chercher nos sacs, ce soir nous dormons dans le bus (13h) , direction Morretes.

Salut Marcelo, Ciao Rio, prend soin de ton patrimoine!

Ben

 

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